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© Jeri Heiden

Moment fort du magazine de mars/avril de La Dixième Muse, l’interview de la crooneuse canadienne k.d. lang, à propos de qui Madonna a dit un jour "Elvis est vivant, et elle est sublime". La butch la plus célèbre du monde nous revient aujourd’hui avec Watershed un nouvel album qui vous plonge dans une vague intense d’émotions, et fait rarissime, l’artiste se confie sans fard à La Dixième Muse. En complément de son interview dans le nouveau numéro actuellement en kiosque, nous vous proposons de vous familiariser avec la légende.

Kathryn Dawn Lang, est née le 2 novembre 1961, à  Consort, Alberta. D'origine allemande, Sioux et islandaise par son père, elle a une arrière grand-mère russe juive du côté de sa mère.

Après avoir revisité la country musique au début de sa carrière, k.d. lang défraya la chronique au début des années 90 en se revendiquant végétarienne, défenseuse des animaux et lesbienne. Devenue une icône pour de nombreuses lesbiennes dans le monde elle fut la première butch à assumer médiatiquement son identité. Après son coming out en 1982 dans les colonnes du magazine US The Advocate, elle soutient activement des causes lesbiennes. En 1988 elle chante "Turn me round" à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Calgary (Canada). 

En 1993, elle pose en couverture du magazine Vanity Fair en costume trois pièces sur laquelle elle se fait raser par Cindy Crawford. En 1997, elle embrasse Ellen DeGeneres à la remise du Los Angeles Gay and Lesbian Center Creative Integrity Award. Elle a aussi soutenu plusieurs autres causes, comprenant la recherche sur le sida et les soins donnés aux séropositifs. En 1996, elle est nommée officier de l'Ordre du Canada. La pochette de l'album Drag la montre à nouveau en costume d'homme, tandis que les chansons tournent toute autour du thème de la cigarette. A l’époque, sa petite amie n’est autre que Leisha Hailey, Alice dans la série The L word. Le 29 juillet 2006, k.d. a chanté son succès, "Constant Craving", à la cérémonie d'ouverture des Jeux Outgames à Montréal.








Sa discographie :

   
  
  
 
  


Albums

“Watershed” (2008)

"Hymns of the 49th parallel"
(2004) : son deuxième album de reprises composé  uniquement de chansons d'auteurs-compositeurs canadiens.

“A Wonderful World" (2002) Tony Bennett & k.d. lang : nouvelle belle rencontre avec une grande voix de la chanson populaire américaine qui lui ont valu à tout deux un Grammy Award.

"Live by request" (2001) : premier album live et “best off” enregistré fin 2000 à New York.

"Invincible Summer" (2000) : son album le plus gai et le plus lumineux.

"Drag" (1997) : album concept autour de la cigarette. La pochette restera la plus glamour « butch » de sa carrière et fit grand bruit à sa sortie. 

"All You Can Eat" (1994) : son album le plus mal reçu par la critique.

"Even Cowgirls Get the Blues" (1993) : BO de 16 titres très réussie.

"Ingenue" (1992) : certainement son plus grand succès avec notamment Constant Craving qui s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaire et lui permis de remporter le Grammy Award de la meilleure chanteuse pop ou de variétés.

"Shadowland" (1988) : album country mais aussi Jazz avec certain titre enregistrés en condition de Live. A confirmé la place de k.d. lang dans la musique country, aux côtés des légendes de Nashville : Loretta Lynn, Kitty Wells et Brenda Lee.

"Absolute Torch and Twang" (1989) / "Angel with a Lariat" (1987) / A Truly Western Experience" (1984) : Elle a enregistré ces 3 albums avec les mêmes musiciens sous le nom de « The Reclines ». "Absolute Torch and Twang" lui offrira son 2ème Grammy Award et marque un premier virage dans sa façon de s’approprier la country.

Moment important dans sa carrière sa rencontre avec Roy Orbison. k.d. chante en duo avec lui Cryin' en 1988 ce qui lui valu son 1er Grammy Award et avait révélé la puissance et la pureté de sa voix. Titre inclu dans l’album posthume de Roy Orbison King of hearts (1992)

Il s’agit là uniquement de ses albums, car tout au long de sa carrière elle a également proposé à travers de nombreux CD 2 titres, albums ou compilations avec d’autres artistes, des versions différentes ou remixées de ses chansons notamment avec Australian Tour Commemorative (1997) ou Reintarnation (2006).

 

DVD
"Live by request" (2001) : Images en concert captées lors de l’enregistrement de l’album éponyme avec en bonus 2 titres "MacArthur Park" et "Fever".

“Harvest of seven years” (2000) : k.d. Lang nous guide elle-même avec beaucoup d’autodérision et d’humour sur les débuts de sa carrière à 2000. Reprenant ses passages télé, ses clips…

Cinéma
The Black Dahlia (2006) de Brian De Palma : elle apparaît comme chanteuse lesbienne dans un bar (non créditée au générique).

Salmonberries (1991) : sa plus grande expérience au cinéma. Sous la direction de Percy Adlon (Bagdad Café) elle joue le personnage de « garçon manqué » Kotzebue entre l’Alaska et l’Allemagne. Ce film intimiste et délicat qui nous a offert la magnifique chanson « barefoot », n’a pas reçu le succès qu’il méritait.

B.O de films
Dès 1987 ses chansons sont appréciées par les réalisateurs de cinéma et de séries télé. On peut citer quelques films et séries parmi plus de 30 participations : Les experts: NY (2007), Happy Feet (2006), Desperate Housewives (2005), La Ferme se rebelle (2004), Minuit dans le jardin du bien et du mal (1997), Friends (1996) et Dick Tracy (1990). Il lui arrive également de composer une grande partie de la BO comme pour Even Cowgirls Get the Blues (1993) de Gus Van Sant. 

Bibliographie
Il existe une dizaine de livres sur k.d. lang mais à notre connaissance tous en anglais. Notre préférence va à K.D. Lang: An Illustrated une biography de David Bennahum (1994).

 

(c) 2008 - La Dixième Muse